Par Milan Loranger
Dans le néant, mon souvenir premier fut ton visage.
Puis, la lumière qui l’accompagna.
Tandis que je plonge dans ton regard noisette, je me sens découvrir ce corps que j’habite.
Le sourire qui décore tes lèvres attire mes doigts qui veulent en prendre le pouls.
Dans l’obscurité je flotte, m’évadant de mes pénibles pensées, me laissant enfin guider par la sonorité de ton esthétique. Je me branche sur tes ondes. Peu à peu, on vibre au même rythme. Ce battement sous ma charpente me laisse deviner une mélodie animée.
Mes chairs aspirent aux tiennes. Tu es la muse qui insuffle une vie à ces mots qui ne connaissaient que le vide traumatique de la noirceur absolue. Mots qui sous la lueur de toi rayonnent comme une lune pleine à son zénith.
En fixant l’encre noire qui s’efforce de recréer l’harmonie de ces syllabes, on découvre des taches blanches, une certaine clarté qui n’a pu être annihilée, qui s’est échappée du néant. Se découpe ainsi la lumière que tu inspires.
Ton visage s’illumine et je me sens naître pour la deuxième fois. Ce monde nihiliste laisse place à l’espoir que ta beauté intrinsèque à mes perceptions saura faire vibrer ma plume.
Du néant apparaît une étincelle, prologue d’une alternance, début d’un concert amoureux.
La tendresse peut apparaître dans le noir.
C’est sous la lune qu’elle se danse.


Très beau texte, plein de sensibilité, d’attente de l’autre. Espoir et romance. Bravo !
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