« Tu préférerais sortir dans un parc avec les copains, fumer un joint, porter des habits larges, un skateboard à la main. Cependant, on n’a pas le choix de participer à cet évènement, quelqu’un compte sur nous, ce n’est pas important de savoir qui, dans ce récit. »
La danse des phalanges
« Ces fesses, si elles m’appartenaient, l’espace d’un instant, je serais le plus heureux des hommes. »
Néant
« Tandis que je plonge dans ton regard noisette, je me sens découvrir ce corps que j’habite. Le sourire qui décore tes lèvres attire mes doigts qui veulent en prendre le pouls. »
La librairie
« Il s’agit d’une petite boutique qu’on loue trop cher, dans un vieux quartier d’une ville bercée au gré de la Méditerranée. Les lames du plancher craquent, il y a des courants d’air. On aime s’en plaindre, on aime s’y plaire. »
L’autobus
« Avant de partir, le gars a caressé ma cuisse de ses doigts couverts de sperme, puis il est descendu de l’autobus, me laissant dans la plus grande des confusions. »
La partie
« La partie se déroulait Aux Enfers. Toute la bande était réunie. Jo le Palestinien, le gros Max, Dany Chrome et ses chaînes en platine, Stephie la fatale, Jimmy l’Indien, la Muse, le Croupier, et moi, l’écrivain. »
Muse sauvage
« J’aimerais me joindre à elle. Lui dire que je n’ai plus de feu, lui demander si je peux allumer le mien sur le sien. Comme dans cette vieille photo de Jeanloup Sieff montrant Astrid Heeren qui fume son cigarillo... »
Croisière
« Puis, on passerait la soirée à s’embrasser. Notre amour mutuel du bédo, cette électricité dans l’air, nos sourires imbéciles… un avant-goût de longues heures de plaisir à venir. »
Mon mec à moi
« Profites-en pendant que tu m’haïs pas. », furent les premiers mots qu’elle me dit. « Tous les gars que je rencontre finissent par m’haïr. »
Q u a r a n t a i n e
« Les cent vingt jours de quarantaine s’allongent et l’été s’en vient. Je passe donc mes journées à ma fenêtre, à attendre ma voisine. »
