Rêve

« Dans ce ciel nocturne inexploré, ce tableau céleste d’un peintre schizophrène, parmi ces étoiles inconnues, je n’y trouve qu’une seule constellation. Des lignes se forment au centre de la géographie de l’obscurité. Ces lignes me paraissent si distantes, pourtant elles me tendent la main et voilà que leur chaleur cosmique m’habite. »

Cœur

« En ta présence, je deviens amnésique aux malheurs de ma vie, même lorsque ce malheur provient de cette difficulté que j’ai d’être avec toi »

Sous ton soutif

« J’affirme que t’as oublié de verrouiller la porte. Tu réponds d’un Ah bon insouciant. La fameuse énigme de l’oubli qui n’en est pas un. »

L’ascenseur

« Tu préférerais sortir dans un parc avec les copains, fumer un joint, porter des habits larges, un skateboard à la main. Cependant, on n’a pas le choix de participer à cet évènement, quelqu’un compte sur nous, ce n’est pas important de savoir qui, dans ce récit. »

La partie

« La partie se déroulait Aux Enfers. Toute la bande était réunie. Jo le Palestinien, le gros Max, Dany Chrome et ses chaînes en platine, Stephie la fatale, Jimmy l’Indien, la Muse, le Croupier, et moi, l’écrivain. »

Pessimisme

« J’entends les rires, les questions, sans voir les humains. Mon esprit ressemble à un système solaire mort; mon cerveau une naine blanche sur le point de s’éteindre, ce qui m’entoure tous ces astres que j’ai consumés lorsque l’hélium de mes angoisses s’est embrasé. »

Le tapis marocain

« J’ai toujours voulu m’acheter un tapis marocain. Comme mon anniversaire approche, je me suis acheté un tapis marocain. Il est magnifique. Rectangulaire, immense, il couvre presque tout le plancher du salon. Il est blanc cassé, comme la fourrure d’un ours polaire, a de longs poils, est tacheté de pois noirs, est traversé de rayures bleues entrecroisées, aléatoires. Il est parfait. Un véritable coup de cœur. »